Rêveries au bureau

Ce matin en lissant machinalement le tissu de ma blouse contre mon buste, j’ai eu la surprise de sentir mes mamelons dressés sous mes doigts. Sans raison. Rien de très excitant au document que j‘étais en train de parcourir, ni au thé déjà tiède posé à côté de moi. Alentours, le silence appliqué de mes collègues entrecoupé parfois par les bruits et les conversations monotones du bureau. Personne ne me prêtait la moindre attention alors plus lentement, j’ai répété le même geste innocent, feignant de réajuster ma tenue. Les pointes sensibles de mes seins me renvoyèrent alors une foule de sensations, finissant de tirer mon esprit de ses tâches habituelles.

Je suis en manque.

Ça fait à peine deux jours que je n’ai pas senti un homme en moi et à la simple pensée d’une étreinte, c’est mon sexe qui se contracte machinalement. Je n’ai jamais pensé à demander à une ou l’autre de mes amies si elles aussi, quand elles pensent au sexe la machinerie au fond d’elles se réveille mais je serais curieuse de le savoir.

J’inspire lentement, expire plus lentement encore et reprends mon travail.

A quand le prochain ?

Bonne question ça. Il me semble n’avoir rien de prévu dans les prochains jours, et pourtant j’ai déjà envie de me sentir pleine du sexe d’un homme expérimenté qui me baiserait fermement. Rien que ça.
Il y en avait un vraiment mignon, au torse tout droit sorti d’instagram qui m’a abordé l’autre jour sur un site de rencontres libertines. J’aurais été bien inspirée de l’inviter à partager une soirée tous les deux ce soir.

Avec un tout petit peu de chance il m’aurai maintenu les mains derrière le dos. Je me serais sentie impuissante, fragile, dépassée par sa puissance d’homme.

Je me vois gémir sous le coups de boutoir d’un presque parfait inconnu. Je l’imagine se retirer pour mettre sa bite dans ma bouche, sa main atteindre mon sexe pour le trouver dégoulinant d’excitation, et jouer avec mon clitoris jusqu’à ce que je me cambre et convulse.
J’aimerai qu’il tire partis de mon appétit dévorant pour faire de moi sa salope.

Il était grave mignon en plus.

J’ai envie de regarder son profil, donner de la matière à mon imagination. Je prends mon téléphone et vais machinalement m’isoler en salle de réunion comme pour passer un appel perso. Un ou deux regards me suivent sans y penser.
Quand je ferme la porte derrière moi je soupire, oppressée. je m’installe près de la fenêtre et caresse de nouveau ma poitrine. Je me sens fébrile, je serais volontiers n’importe où ailleurs, et surtout dans un endroit où il soit possible de m’assouvir.

Je déverrouille mon téléphone, lance l’appli que j’ai élu comme terrain de chasse et retrouve la fiche du mignon qui occupe mes pensées. Il n’a probablement aucune idée de l’effet qu’il m’a fait. Peut être d’ailleurs que n’importe quel autre jour je ne me serai pas rappelé de lui mais aujourd’hui je suis brûlante et c’est sur lui que ça tombe.

Ses photos sont flatteuses, je regarde son visage, ses mains, ses muscles joliment dessinés, sa bite. Je l’imagine nettement en moi, prenant possession de mon sexe dégoulinant. Ma main gauche va masser mon clitoris à travers le tissus léger de mes vêtements. Je sens ma culotte humide frotter contre mes petites lèvres, et ma respiration se fait plus profonde.

Regarde toi, une vraie salope, prête à te jeter sur le premier qui passe pourvu qu’enfin ça te calme. Tu ne seras jamais calmée, il te faudrait au minimum une bite dans la chatte et une autre dans la bouche, et tu auras probablement encore envie le lendemain.

Ouais, je le sais en plus. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai quitté un de mes amants lessivé en sautillant toute fraiche jusqu’au métro le plus proche pour remettre le couvert toute seule une fois dans mon lit, au souvenir de mes ébats de la soirée.

Je veux un homme, j’en veux dix, je veux me sublimer dans ma pulsion sexuelle et n’être plus qu’un corps qui prends du plaisir, jusqu’à l’épuisement. Sur mon clitoris, les cercles que je forme avec mes doigts se sont accélérés, et je presse de plus en plus fort. je me mords les lèvres pour me rappeler de ne pas gémir trop fort. J’ai peur de ne pas réussir à me calmer et que cette session impromptue ne fasse qu’empirer mon état. Décidée à en finir, je retrousse ma jupe et glisse ma main directement dans ma culotte, que je trouve trempée. Je me concentre sur mon plaisir, décidée à ne pas laisser passer la vague qui viens, décidée à la chevaucher jusqu’à en tirer tout ce que je peux.

Et elle viens. Je sens mon sexe couler encore un peu plus sur mes doigts, puis je laisse échapper un long soupir de soulagement.
Ça ne tiendras qu’un moment je le sais, et alors ? Je lèche mes doigts, lisse de nouveau mes vêtements, recompose ma physionomie et retourne à mon bureau. Une fois assise, je rouvre mon téléphone et contacte le jeune homme sur la fiche de qui je viens de me donner du plaisir pour lui proposer un rendez-vous. Il n’est pas pour grand chose dans ce qui viens de se passer mais je vais quand même lui montrer ma gratitude.

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